« Bill n'avait pas envie de parler. Il avait trop honte de ce qu'il venait de faire. Mais peut-être qu'avec elle, ça irait mieux. Peut-être que grâce à elle, il pourrait oublier son triste passé... »
Bill ne me répondit pas. Il baissa la tête. Je compris que ça n'allait pas bien pour lui. Il ne faisait pas très froid, il faisait même doux sur le toit. Je m'approchai près de lui et m'assis sur le banc. Il n'avait pas envie de parler et je n'avais pas envie de l'embêter. Je restai silencieuse (pas pour longtemps). Des fois, la simple présence d'une personne qu'on apprécie nous réconforte plus que des mots. Bill avait pleuré. Ca se voyait, ses yeux étaient très rouges et son beau maquillage avait coulé. Je posai ma main sur son genou, comme pour le réconforter, pour l'aider et pour qu'il sache qu'il n'était pas seul au monde. Bill parla quand même.
-Bill : Je suis vraiment un idiot !
-Moi : Pourquoi tu dis ça ?
-Bill : Je me suis mal comporter avec Radika...
-Moi : Oh, qu'est-ce qui s'est passé ?
-Bill : Je... Je lui ai un peu crié dessus et je crois que je lui ai vraiment parlé méchamment alors qu'elle n'avait rien fait. J'ai passé mes nerfs sur elle...
-Moi : Pourquoi tu t'es énervé ?
-Bill : Parce que j'avais peur de la perdre et j'ai encore peur...
-Moi : Tu as peur de la perdre ? Mais je ne comprends pas, pourquoi tu la perdrais ?
-Bill : J'ai peur de la perdre comme j'ai perdu Lena...
-Moi, un peu perdue : Je dois être un peu chiante de te poser pleins de question mais qui est Lena ?
-Bill : Non, tu n'es pas chiante mais très gentille et Lena, c'est mon ex petite-amie, la première fille que j'ai aimé...
-Moi : Je comprends que tu ais peur...
-Bill : Non, tu ne comprends pas ! C'est différent... Tu n'as pas un frère jumeau qui s'appelle Tom toi...
-Moi, comprenant un peu plus la situation : Tu veux dire qu'il s'est passé aussi un truc avec Tom ?!?
-Bill, qui prit conscience qu'il avait peut-être fait une erreur en parlant de Tom : Heu...oui
-Moi : Humm... Explique-moi stp, je me sens un peu concernée maintenant...
-Bill : Oui, tu as raison. Ca sait passé il y a deux ans maintenant... Je sortais avec Lena depuis un an et on était heureux, je l'aimais vraiment. Un jour Lena était chez moi mais j'ai du m'absenté deux heures. Mes parents n'étaient pas chez moi, il y avait juste Tom. Je suis donc parti et quand je suis revenu, ils n'étaient pas en bas. Je suis monté dans la chambre de Tom et...
Bill ne dit plus rien. Je n'avais pas envie d'entendre ce qu'il aillait me dire... A voir la tête de Bill, ce n'était pas très bon...
-Bill : Et j'ai trouvé Tom et Lena au lit.
Il versa une larme sans un bruit, une seule. J'avais l'impression que mille poignards étaient venus s'enfoncer dans mon c½ur. C'est difficile de décrire ce que je ressentais. Un grand vide. Comme si je tombais d'un immeuble sans jamais toucher le sol. Comme si je m'enfonçais de plus en plus bas...
Bill ne vit pas que je n'étais pas bien et continu de parler.
-Bill : Ils dormaient encore, elle était nue, lui aussi...
Je pris Bill dans mes bras.
-Moi : Tu t'es trompé tout à l'heure : je te comprends.
-Bill : Désolé de t'avoir dis ça comme ça...
-Moi : Ce n'est rien... Merci de ma l'avoir dis... Pour Radika, elle n'est pas comme Lena. Même si je ne connais pas cette fille qui a beaucoup compté pour toi, je peux te dire que Radika n'est pas comme elle. Mon amie ne te fera jamais ça, jamais de la vie, j'en suis certaine. Tu ne la perdras pas.
-Bill : J'espère que je ne la perdrais pas mais peut-être que un jour, dans longtemps, on ne sera plus ensemble et elle m'aura oublié.
Je regardai Bill.
-Moi : Je vais être franche avec toi : je ne sais pas si dans 20 ans vous serrez encore ensemble, vous êtes jeunes après tout ! Mais ce qui compte c'est maintenant. Comme tu le dis dans ta chanson, il faut vivre l'instant présent, chaque seconde de la vie. Profite-en maintenant, ne pense pas au futur ni au passé...
-Bill : Tu as raison mais des fois, on ne peut pas s'empêcher de penser au passé et au futur.
-Moi : C'est vrai, mais je peux t'assurer que Radika ne fera pas comme Lena.
-Bill : Je te crois, j'ai été bête de douter d'elle.
-Moi : Ca, c'est vrai ! Je rigole !
Il me prit dans ses bras à son tour, le sourire aux lèvres.
-Bill : Tu es une vraie amie.
-Moi : Et toi un vrai ami sur qui on peut compter.
-Bill : Ce toit, sur cet hôtel, ça sera notre endroit à tout les deux, d'accord ?
-Moi : Ok, à tout les deux !
On se regarda.
-Bill : Pour Tom, ne t'en fais pas, il a changé.
-Moi, en soupirant : Je ne m'en fais pas.
-Bill : T'es sure ?
-Moi : Oui, j'ai confiance en lui et... en Radika.
-Bill : Ils ne nous feront jamais ça...
-Moi : Jamais...Tu n'es pas fatigué ?
-Bill : Si, très...Et toi ?
-Moi : Moi aussi, maintenant...
-Bill : Je crois que Radika est en train de pleurer...
-Moi : Alors qu'est-ce que tu attends ? Va la voir !
Il me sourit, moi aussi. Je l'avais dit : Bill est un ami sur qui on peut compter et sur qui on pourra compter toute la vie. On se leva et partîmes tous les deux dans nos chambres respectives en se faisant la bise.
Du coté de Bill et Radika ( Ce n'est pas moi la narratrice)
Bill rentra dans sa chambre en prenant soin de ne pas faire trop de bruit en refermant la porte. Radika ne l'avait pas entendu rentrer et comme il le pensait, elle pleurait. Couchée dans le lit, au milieu de milles couvertures empilées, elle ne pouvait pas empêcher ses larmes de couler. Elle était couchée sur le côté face au mur, elle ne le voyait donc pas. Bill s'approcha lentement et doucement du lit après d'avoir enlevé sa veste. Il se mit sous les draps et enlaça la jeune fille en pleure.
-Bill : Pardonne-moi. Je n'aurais pas du te parler comme ça tout à l'heure, je suis désolé.
Radika sécha tout de suite ses larmes, étonnée et gênée à l'idée qu'il ait pu l'entendre pleurer pour peu de chose. Elle se retourna pour être face à lui. Elle ne répondit rien. Bill lui expliqua donc toute l'histoire avec Tom. Radika le comprit tout de suite, elle comprit sa peur. Elle n'était pas vraiment jalouse de cette fille, Lena. Mais elle ne comprenait pas comment on pouvait faire une chose pareille au garçon à qui on tient le plus au monde... Après avoir longuement discuté, ils s'endormirent dans les bars l'un de l'autre...
De mon côté
Je rentrai dans ma chambre, Tom était encore profondément endormi. Je me couchai près de lui. Il aurait dû me parler de l'histoire avec Bill. Il aurait dû... Je ne lui en veux pas, je crois. C'est difficile de dire certaine chose, surtout cette chose-là. D'un côté j'aurais voulu ne jamais être au courant. Maintenant j'ai un peu peur que Tom recommence. A-t-il vraiment changé ? On ne change pas toute sa personne du jour au lendemain. Je crois que l'ancien Tom, celui dont je suis tombée amoureuse vit encore au fond du nouveau Tom, celui dont je suis amoureuse. Il y aura toujours une grande partie de l'ancien Tom dans le nouveau. D'un côté tant mieux puisque c'est l'ancien Tom qui m'a fait craqué mais d'un autre côté j'ai peur qu'il recommence ses coups d'une seule nuit... Je devrais arrêter de réfléchir de trop, j'ai confiance en lui. De l'autre côté, c'est bien que je suis au courant de toute cette histoire...Je m'endormis la tête rempli de questions. Des questions sans réponses...
12h30- lundi- 2ème jour à Nancy-Dans la chambre de Tom et Moi.
La lumière de dehors me réveilla. Les rideaux étaient tirés. J'entendis l'eau de la douche couler dans la salle de bain. Je regardai mon réveil. 12h30. Je me recouchai et me levai d'un seul bond en dehors du lit. 12h30 ! Je concluais que Tom prenais sa douche et ne m'avais pas réveillé. Il venait surement de se réveiller... Tom sortit de la salle de bain vêtu d'une simple serviette autour de la taille.
-Tom : Ah, tu es réveillé ! Bien dormi ?
-Moi : Très bien et toi ?
-Tom : Super bien
Tom venu m'embrasser. Il était vraiment très, très, très... sexy... Je rougis.
-Tom, fier et heureux : Je te fais rougir ? Je sais je suis trop beau...
-Moi, embarrassée qu'il m'ait vu rougir comme une tomate : Je vais prendre ma douche.
Je me levai et allai prendre ma douche. Je m'habillai. Je mis les vêtements que j'ai achetés hier, au centre commercial avec les filles. Une jupe en cuir magnifique qui m'arrivais jusqu'aux genoux avec un débardeur noir et rouge et avec des converses noires. Je me maquillai un petit peu. Une simple ligne noire en dessous de mes yeux, un peu de mascara et un petit peu de gloss et le tour est joué. Je me décidai enfin à sortir de la salle de bain.
-Tom, avec des grands yeux : Tu es... très belle.
-Moi : Merci !
-Tom : Ca va être dur de résister...
-Moi : Tu y arriveras !
- Tom : Je n'en suis pas sur...
Il se leva et me prit dans ses bras en m'embrassant dans le cou.
-Moi : On devrait y aller...
-Tom : Ouais, tu as raison mais je n'ai pas envie...
-Moi : Tom, ils vont nous attendre...
Il se recula et nous descendîmes au restaurant pour manger. Ils étaient déjà tous là et nous attendaient assis à une grande table pour nous huit. Je vis qu'entre Bill et Radika, ça s'était arrangé. Elle souriait, lui aussi. En les voyants ensemble, un sourire se dessina sur mes lèvres. Il s'était excuser, elle lui avait pardonné...
-Tom et moi : Salut tout le monde
-Tous : salut !
Tom et moi nous asseyions et nous commandâmes ce que nous voulions manger.
-Gustav : Alors, bien dormi ?
-Tom et moi : Oui, et vous ?
-Tous : Ouais.
Nos plats arrivèrent peu de temps après. Nous discutâmes de tout et de rien jusqu'à ce que Tom parla de nos chansons...
-Tom, en regardant son frère : Bill, Marine et Radika ont quelque chose à te montrer tout à l'heure...
-Bill, entre deux bouchées : Ah oui ? Quoi ?
-Tom : Elles ont écrit plusieurs chansons, des paroles.
Radika me regarda. Elle avait l'air assez énervée. Apparemment, elle ne voulait pas qu'on montre nos chansons... J'essayai de me faire toute petite avec un regard désolé.
-Tom : Hier soir, j'ai lu leurs chansons, elles sont vraiment géniales ! Radika et Marine sont super douées.
Tout le monde écoutait la conversation des deux frères sans dire un mot et, de temps en temps, Gustav mangeait un bout de pain ou Coraline avalait un morceau de pizza en prenant soin de ne pas perturber la conversation.
-Bill, regardant sa petite amie assise à côté de lui : C'est vrai ? La dernière fois, je t'ai vu écrire une chanson mais je ne savais pas que tu en avais écris plusieurs...
-Radika, un peu embarrassée: Si, on en a fais deux, trois...
-Tom : Deux, trois ?!? Vous en avez bien 50 !
-Moi : T'exagère, on a environ 20 chansons...
-Tom : Mais elles sont vraiment bien...
-Radika et moi, le sourire aux lèvres : Merci !
-Coraline, en posant sa fourchette : Ce n'est pas que cette conversation nous gêne mais...
-Radika : Oh oui, désolé, tu n'as pas montré tes dessins à Georg ?
-Georg, surpris : Tes dessins ? Tu dessines ?
-Coraline : Oui enfin dessiner est un bien grand mot ...
-Hélène : Tu rigoles ? Tu dessines super bien !
-Gustav : Cool, tu nous les montreras aussi tes dessins, enfin si tu les as avec toi ici...
-Coraline : Oui, je les ai ici et oui je vous les montrerais si vous voulez...
-Bill : Super ! Cette après-midi on est libre, David a du s'absenter aujourd'hui donc on pourra passer la journée ensemble. Alors, on fait quoi ?
-Radika, contente que Bill pose cette question : Piscine !!!
- Moi : Heu Radika, je ne crois pas que c'est possible. On sait que tu adores nager mais je ne crois pas que ça ira...
-Radika, qui n'a rien comprit : Pourquoi ?
-Tom : On risque de nous reconnaître...
-Georg : On nous verra avec vous, et avec toutes les fans, vaut mieux pas pour le moment. Demain, on a une interview et on parlera de vous, c'est sur !
-Radika, déçue : Dommage...
-Hélène : Hey Radika, tu as une super idée !
-Moi : Heu, Elena, est-ce que tu as entendu ce qu'on vient de dire?
-Hélène : Oui mais on pourrait quand même y aller.
-Bill : Et comment ?
-Coraline : Sauf si les garçons mettent des capuches et des lunettes pour aller dans la piscine, je ne vois pas comment...
-Hélène : Un copain au cousin d'un copain au demi-frère de mon père à une piscine à Nancy.
On la regarde tous avec des grands yeux. Qu'est-ce qu'elle vient de dire ???
-Nous, un peu perdu : Gné ???
-Hélène, qui répète sa phrase avec difficulté : Un copain au cousin... heu... d'un copain au demi-frère de mon père à une piscine à Nancy.
-Nous : Tu peux répéter ???
-Hélène : Oh ne m'obliger pas à la répéter ! Je connais quelqu'un qui a une piscine à Nancy. Il se trouve qu'elle est fermée aujourd'hui mais je connais bien le directeur donc ça sera gratuit pour nous et on sera seul !
-Nous : Génial !
Hélène, Gustav, Bill et Radika se levèrent.
-Gustav : Nous on monte. Rdv à 15h00 à l'entrée de l'hôtel.
-Nous : OK !
Ils partirent tous les quatre. Georg se rapprocha un peu de Coraline.
-Georg, lui murmurant dans l'oreille : Tu sais quoi ? J'ai envie de toi maintenant...
Georg se leva.
-Georg : Nous aussi on monte, dans notre chambre, pour... heu...pour faire quelque chose.
-Coraline, se levant elle aussi : Oui, quelque chose d'urgent, de très urgent !
. Ils partirent...
-Moi : Tom, il faut que je te parle.
-Tom : Heu ok, on y va !
...et nous aussi.
Dans la chambre de Tom et moi
-Tom : Qu'est-ce qu'il y a ?
-Moi, ne savant pas comment lui parler : Heu...je...heu... Pourquoi tu ne m'as pas parlé de ton histoire avec Lena et ton frère ?
-Tom, qui ne s'attendait pas du tout à ça : Heu, quoi !?! Comment tu as su ?
-Moi : Ton frère m'en a un peu parlé...
- Tom, s'énervant : J' en reviens pas ! Je lui avais dit de rien te dire !
-Moi : Mais pourquoi ? Je suis ta copine non ?
-Tom : Oui mais c'est pas des choses qu'on dit à la fille qu'on aime ! Je suis pas du tout fier de ce que j'ai fait, je regrette...
-Moi : D'accord... Mais pourquoi tu avais fait ça à Bill ?
-Tom : C'est pas vrai ! J'en reviens pas ! T'as entendu ce que tu viens de me dire ?!? Je sais pas pourquoi j'ai fait ça, j'avais envie c'est tout !
-Moi : Tu avais envie de brisé le c½ur de ton double ?
-Tom : J'ai pas envie de parler de ça... Je peux savoir quand il te l'a dit ?
-Moi : La nuit dernière...
-Tom : Toi aussi tu me caches des choses apparemment !
-Moi : Quoi ?!? Mais c'est pas ce que tu crois !
-Tom : Je vais préparer mes affaires pour la piscine !
Il partit dans la salle de bain me laissant seule. Pourquoi a-t-il réagit de cette façon?
A 15H00, nous descendîmes à l'entrée. Tom ne m'avait pas dit un mot depuis tout à l'heure. Il ne me regardais même plus...
La suite dans 20 com's!! (si j'ai le temps)
Merci encore à tous, et pour tout
Marine, fatiguée et qui va aller se coucher...
